
S’il nous semble, en tant qu’individu et à échelle de notre vie humaine, que le Loup en Lorraine est une nouveauté, ce n’est pourtant pas du tout le cas à l’échelle de l’Histoire de l’être humain. Des siècles de coexistence (pas toujours facile) rassemblent Homme et Loup, même au niveau de notre territoire Lorrain ! C’est ce qu’a voulu montrer Jean-Yves Chauvet en rassemblant dans une chronique de plus de 130 pages l’histoire du Loup en Lorraine du IXème siècle à nos jours. Jean-Yves a accepté de mettre cette chronique à disposition des lectrices et lecteurs du GEML. Vous pouvez la télécharger en cliquant ci-dessous !
Jean-Yves Chauvet, 65 ans, docteur en histoire, spécialiste de l’architecture paysanne traditionnelle et de l’ethno-histoire des sociétés rurales a effectué des recherches poursuivies sur l’histoire des relations entre l’homme et le loup en Lorraine, qui ont particulièrement conduit à l’édition d’un livre, “Les loups en Lorraine”. L’auteur pense qu’il existe la même intolérance entre le “sauvage” et l’histoire, en particulier envers le chien errant, le loup et l’ours, normés à partir du chien. Dès lors, c’est le loup qui tue les moutons, et non le chien, et pourtant …. Parallèlement, les sujets historiques sont jaugés à partir de nos valeurs contemporaines, ce qui conduit à de nombreux anachronisme ou à une réécriture plus tolérable de situations qui nous paraîtraient trop crues. Un animal et une histoire édulcorés. Les maisons paysannes ne sont plus perçues telles qu’elles sont mais tel que nous imaginons qu’elles doivent l’être.
Dans un souci d’allègement, la chronique n’est volontairement pas sourcée. Les sources pourront être communiquées sur demande.

Couverture 
La Louve du château de Manonville 
Le loup du château de Manonville
Le loup garou, qui a vécu au zoo de Haye, naturalisé par le musée de Toul dans l’attitude d’un loup qui vient flairer la panier de victuaille d’un marcheur, en forêt
Le dernier loup tué dans la région de Contrexéville, par le Docteur Contal, lieutenant le louveterie
Pour approfondir votre lecture, quelques articles issus d’Etudes touloises, portant sur le même sujet.
- Année 1976, n° 6 :
- Animaux du Toulois, Jean-Jacques MARQUART
mots clés : zoologie, castor, auroch, tarpan, élan, cerf, chevreuil, sanglier, ours, loup, lynx, gibier, forêt, rapace, fauconnerie, oiseau, loutre, chat sauvage, renard, blaireau, reptile, animal - Le loup en Lorraine, Michel HACHET
mots clés : loup, chasse, Aingeray, Blénod-lès-Toul, Favières
- Animaux du Toulois, Jean-Jacques MARQUART
- Année 1991, n° 58 :
- Les loups en Lorraine, Jean-Yves CHAUVET
mots clés : loup, louveterie
- Les loups en Lorraine, Jean-Yves CHAUVET


One Response
Le loup est un canide sauvage. Pour autant il n’est pas stupide. Il a intégré depuis des milliers d’années et a inculqué a sa descendance qu’il ne faut surtout pas s’en prendre à ces étranges bipèdes tres nombreux et superieurement organisés, ni même aux troupeaux qu’ils élèvent de tout temps sous peine de graves représailles.
Donc les loups avaient appris à ne pas interférer avec nous sous peine de mort.
Dès lors que penser de ces loups qui « soudainement » egorgent moutons et chèvres, vieilles femmes et jeunes enfants, comme ont la très exagéré, depuis le moyen âge jusqu’à nos jours.
Sinon l’histoire d’une espèce dont on a drastiquement réduit l’espace vital et celui de ses proies. A partir de là, l’interférence et donc l’extermination devenait inévitable.
Une fois, je lis le témoignage suivant. Des explorateurs du grand nord canadien assiste à des scenes de chasses de boeufs muqués par des bandes de loups. Mais les hommes, qui pèsent environ 20 fois moins qu’un bœuf mâle adulte eux ne bougent pas et restent placidement assis sur leur cul, à observer, sans intervenir. Ce qui n’echappe pas à l’observation de certains animaux, notamment femelle, dont une va j’usqu’à s’enhardir a des signes de soummission vers ces etranges et jamais vu bipedes pour le moins placides. Les bipedes, curieux, decident de la suivre et constatent avec stupefaction qu’elle a décidé de placer sa portée sous la protection des bipedes calmes et peu farouches, le temps de la chasse.
Et quand elle revient la viande au dents, force pour elle de constater que ses petits ont déjà mangé et s’amusent avec les bipedes.
Donc entre chiens et loups, il n’y a pas loin. Il faut juste laisser de la place aux deux.